Journée nationale du Souvenir des Victimes et des héros de la déportation. Dimanche 25 avril 2021

76 ans après le retour des derniers déportés libérés, le souvenir de la
déportation demeure dans notre mémoire collective et ne doit pas s’effacer.
Ce que furent les camps d’extermination et de concentration nazis et
l’horreur vécue par les millions d’êtres humains qui en furent victimes, n’est
pas une simple page documentaire de l’histoire du XXe siècle. L’humanité y a
été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré.
Des êtres humains étaient catégorisés en surhommes et sous-hommes, leurs
vies jugées « dignes ou indignes d’être vécues » sur décision d’un État qui avait
érigé en programme politique sa conception raciste et eugéniste du monde et
l’a portée à son paroxysme dans l’univers concentrationnaire.
Des hommes, des femmes et des enfants ont été envoyés dans des centres
d’extermination ou dans des camps de mort lente, par un système qui niait
leur appartenance à l’espèce humaine et s’employait à leur faire perdre
conscience de leur propre humanité.
Pourtant, dans les pires circonstances, beaucoup ont su résister à la terreur et
à la déshumanisation par la force de l’esprit et la solidarité. Leur engagement
et leur combat sont un exemple à suivre.
Il nous faut aujourd’hui encore résister à de nouvelles formes de fanatisme et
de barbarie qui entendent promouvoir une vision raciste de l’humanité et
détruire la liberté et la démocratie par la terreur.
De nouvelles menaces nous rappellent la communauté de destin qui unit
l’humanité au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses et des
antagonismes idéologiques, politiques ou économiques.
Face à ces périls, l’espoir réside dans l’engagement de tous et en particulier
des jeunes générations, à l’exemple des déportés, au service de la liberté et
vers des formes nouvelles de résistance et de solidarité.
À tous les déportés, victimes des génocides ou de la répression, nous rendons
aujourd’hui un hommage solennel, et nous saluons respectueusement leur
mémoire.
Ce message a été rédigé conjointement par
La Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes
(FNDIRP),
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de
mémoire des camps nazis,
L’Union Nationale des Associations de Déportés Internés de la Résistance et
Familles (UNADIF-FNDIR)